Imaginé et réalisé

Une brasserie, une boulangerie, un vignoble, des ruches, plus de 8 hectares réservés au phytomanagement, etc. Et, en projet : nouveau pâturage avec verger à hautes tiges, des espaces maraîchages, un magasin de vente de « produits locaux », une chaufferie biomasse, l’implantation de « Charleroi Nature », le développement de la brasserie, la mobilité sur le site, etc.

Voilà succinctement les réalisations et les nouveaux projets sur le site du Martinet à l’aube 2022

2019 une année charnière pour le site du Martinet

Ainsi sous l’impulsion du comité de quartier, la ville de Charleroi et son bourgmestre, Paul Magnette en tête, ont apporté les derniers maillons à la relance d’un vaste projet porté par les citoyens depuis plus de 43 ans.

Certes, ce ne sont plus les projets des années 2000 initiés par le comité qui ont prévalu (faute de moyens financiers, de la proximité de la décharge de Monceau, au manque de suivi du dossier par l’administration carolo, à la nouvelle stratégie de la Ville en matière de densification de l’habitat,…) mais de nouveaux projets d’initiatives privées avec partenariat de la Ville qui se sont développés.

Une Brasserie en activité !

Ainsi, « l’ancienne salle des pendus » (ex vestiaire des mineurs), salle de 1200 m² est totalement dédiée à l’activité brassicole.

C’est en effet, « La Manufacture Urbaine » (LaM-U), déjà installée en bordure de Sambre à Charleroi qui, pour son expansion, a décidé de prendre ses nouveaux quartiers au Martinet en participant activement au projet « éco-citoyen » développé par le comité de quartier.

Actuellement, la bière produite sur le site de Charleroi est immédiatement amenée au pied des terrils où, durant 2 à 3 semaines, elle accomplit sa maturation avant la mise en bouteilles ou en tonneaux.

À terme, en sus de ces opérations, la salle des pendus offrira des espaces « brasseries » avec pub et resto. L’accueil d’évènements est aussi dans les prévisions.

La volonté de la direction est de devenir un modèle d’économie collaborative et respectueuse de l’environnement en favorisant les circuits courts, en reliant les enjeux économiques, le social et l’emploi.


En totale liaison avec la nature: une boulangerie aux pratiques ancestrales !

Roland Feuillas

En totale liaison avec la nature: une boulangerie aux pratiques ancestrales !

Roland feuillas, Maître boulanger est aujourd’hui un des meilleurs artisans boulangers de France.
Ingénieur en informatique de formation, il occupait jusque dans la quarantaine des postes à la direction générale de grands groupes internationaux. Bénéficiant de gros salaires, d’une vie trépidante il sentit monter en lui une forme de refus, de dépression profonde et trouvait la « société » mortifère, entièrement basée sur le profit, la compétition et les signes extérieurs de richesse.
Avec sa femme ils décidèrent de tout rejeter en bloc et donner un vrai sens à leur vie !

Ainsi, en 2004, à l’occasion d’un voyage à Cucugnan, dans les Hautes Corbières, du côté de Perpignan ils ont ressenti un profond bouleversement intérieur et la possibilité d’un pacte très fort entre l’homme et la nature. Là, Roland Feuillas a su qu’il pouvait se « re-naturer » et assurer sa « conversion ».
Pour se relancer, selon lui, il n’y a rien de plus simple, que le pain, que la pureté d’un grain non souillé, qu’une eau vivante, qu’ un sel de mer ou de terre et de procéder à l’exécution de toutes les opérations de pure magie transformatrice !

Pour faire son pain Roland Feuillas, devenu un des meilleurs artisans de France ne travaille qu’avec des variétés de blé vieilles de plusieurs centaines d’années produites sur des sols exempts de pesticides et autres agents chimiques.

Bref, du 100% nature !

C’est en suivant cette philosophie et sur les mêmes pratiques apprises à Cucugan que les associés carolos au sein des « Epis Sauvages » développeront leur concept de boulangerie au Martinet.

Quant au four, il fonctionnera exclusivement au bois !

Mercredi 17 novembre 2021 les travaux ont débuté !

Après avoir sécurisé le chantier, les ouvriers ont entamé la préparation du sol de la boulangerie en creusant les caniveaux devant servir à la pose des câbles électriques, à l’alimentation en eau et à l’égouttage intérieur du futur atelier. Ils se sont également activés à la préparation des socles des machines et appareils qui seront installés.

Viendront ensuite les finitions du sol et des murs ainsi que l’installation des fours et des équipements nécessaires à la production.

Les travaux devraient durer 4 mois et l’ouverture serait prévue au printemps 2022.

Il est à ajouter que l’enseigne produira en plus du pain : des viennoiseries, des pâtes, des biscuits, des farines,…

Lien vers les photos des travaux d’aménagement.


Le vignoble du Martinet

Ce projet est à l’initiative de l’ASBL Vins et Gourmandises de Wallonie dont un des objectifs est de créer un vignoble didactique à destination de tous mais plus spécifiquement en direction des écoles et autres vignerons en herbe.

La parcelle viticole s’étend sur 26 ares et comprendra en sus une aire réservée à la plantation de pommiers et poiriers aux variétés rustiques.

Plantés début 2019, les 400 pieds de vigne auront atteint leur maturité en 2022 où, à l’automne devrait s’effectuer les premières vendanges. Toutes les opérations de vinification et la mise en bouteille terminées, on pourrait déguster le vin jeune en 2023.

Les 3 cépages produiront essentiellement du vin blanc.

La plantation comprend :

  • 150 pieds de Souvignier Gris
  • 150 pieds de Muscaris
  • 100 pieds de Johanniter

Un hôtel à insectes est aussi installé aux abords immédiats du vignoble.

En créant un environnement favorable aux abeilles et autres insectes, la pollinisation des plantes et des arbres fruitiers permettra de garantir la qualité et la quantité de fruits sur les arbres environnants. Tout profit pour la biodiversité !


Les ruches et le miel du Martinet

S’inscrivant dans le cadre du développement durable et de la production locale, thème cher au comité de défense du quartier, en qualité de voisin du site,un apiculteur a installé quelques ruches au pied des terrils. .Ce sont donc sur les 52 hectares du site du Martinet et de sa vaste biodiversité, même bien au-delà que les abeilles peuvent butiner le nectar des floraisons printanières et d’été.

Ainsi, selon notre apiculteur, la première récolte de « miel de printemps »
est de très très bonne qualité !

Le miel de printemps

Le miel des abeilles du Martinet – 100% miel – 100% naturel, sans aucune transformation, ajout ou mélange.

Récolté au rucher du Martinet qui offre une flore abondante et préservée, le miel des abeilles du Martinet se décline en deux types de miel : le miel de printemps et le miel d’été.

Le miel de printemps, récolté à la fin du mois de mai, est composé du nectar des fleurs printanières : merisier, robinier, pissenlit, aubépine, cornouiller sanguin, framboisiers, fruitiers, érables, colza, etc.

Il est liquide juste après la récolte et cristallise assez rapidement (quelques semaines à quelques mois).

Le miel d’été, récolté à la fin du mois de juillet, est composé du nectar des fleurs estivales : châtaignier, trèfle blanc, ronces, tilleuls, chèvrefeuille, thym, luzerne, épilobe, moutarde, bourrache,…
Il est liquide juste après la récolte et cristallise moins rapidement que le miel de printemps (plusieurs mois).

Toute une série d’autres plantes d’intérêts apicole de nos régions est listée ici : http://www.cthgx.be/plantes-melliferes-abeilles.pdf.

Les espèces florales butinées, principalement dans un rayon allant de 500m à 1500m, dépendent des conditions climatiques, et sont donc variables d’une année à l’autre ce qui influence tant les propriétés organoleptiques du miel que sa conservation (cristallisation plus ou moins rapide, fine ou à gros grains).

La cristallisation du miel est un processus naturel mais les conditions de conservation jouent également un rôle important : le miel se conserve en dessous de 20°, à l’abri de la lumière et au sec. Même si une cristallisation intervient, le miel peut être rendu à nouveau liquide en le passant au bain marie à maximum 35°/40°.

Le pot de 500 gr est en vente au prix de 8 euros.

Commandes, achats, contacter :


Projet de Phytomanagement sur la plaine TLC

Certains sites ou friches restent non valorisés du fait notamment de la présence d’une pollution des sols, même modérée. C’est le cas au Martinet avec la pollution qui résulte de plus de 200 ans d’exploitation industrielle du charbon

Qu’est-ce que le phytomanagement ?

Le phytomanagement est un mode de gestion qui consiste à la mise en œuvre
d’un ensemble de techniques, appelées phytotechnologies, qui utilisent in situ des espèces végétales pour contenir, extraire ou dégrader des polluants inorganiques ou organiques présents dans le sol.

Au Martinet les scientifiques ont planté des pousses des saules qui après 3 années ont montré une réduction de pollution sur la zone plantée.
En mai 2021, pour une phase de test, ce sont diverses espèces de miscanthus qui ont éte mis en place.

miscanthus

Une convention avec la Ville de Charleroi octroie aux opérateurs (voir ci dessous) une surface de 8 Ha.

Outre l’aspect dépollution des sols, lorsque les végétaux seront matures, il seront coupés. Une partie des végétaux pourraient être convertie en pellets ou encore le tout broyé afin de servir pour la biomasse.

L’idée est ici aussi de produire de l’énergie (chaleur utilisable directement – chaufferie biomasse – ou de produire du gaz qui, éventuellement, pourrait aussi entraîner un alternateur et produire de l’électricité).

Tout cela s’inscrit dans le cadre du développement durable, dans la lutte contre la production de CO2 et la diminution de consommation des énergies fossiles au profit des énergies renouvelables. Les opérateurs sont :

Documentation