Selon la législation de 1985, tous les terrils de Wallonie étaient classés en 3 catégories :
- A : intouchables.
- B : exploitables.
- C: exploitables mais nécessitant des investigations complémentaires (c’était le cas du Martinet).
Il est aussi à noter que les villes et communes n’avaient AUCUN pouvoir de décision sur le sort des terrils qu’elles abritaient.
IL FALLAIT DONC CHANGER LA LEGISLATION !
Nous nous y sommes appliqués et avec d’autres, nous avons créé une coordination des comités de défense. Trois ans de travail inlassable avec les administrations, les responsables politiques, les associations de défense de l’environnement et les comités répartis le long des 200 kms du sillon charbonnier wallon.
Notre croisade consistait à coordonner et à mener les actions d’opposition au fait que seules deux personnes, fussent-elles ministres, puissent décider de l’exploitation ou non des terrils. Nous estimions que le choix du cadre de vie appartenait aux centaines de milliers d’habitants et/ou aux Conseils Communaux des municipalités concernées .
Pendant ce temps, Ryan Europe, le plus gros exploitant de terrils en Wallonie, (60% du marché) tentait la corruption en offrant aux édiles communaux des liasses de billets ou du sponsoring pour leurs diverses activités et ce, afin qu’ils se montrent conciliants lors des demandes de permis d’exploiter.
Très très peu succombèrent aux sirènes car les populations échaudées par le puissant soutien de la coordination des comités de défense étaient en vigilance absolue.
(Le comité du Martinet a dénoncé un « sponsoring » qui le concernait afin que l’on désigne des experts proches de l’exploitant pour mener les investigations qui devaient déterminer si les terrils du Martinet allaient être exploitables ou intouchables.)
Venues de l’ouest de la Wallonie, en passant par le Borinage, le Centre, le Pays de Charleroi jusqu’aux confins de Liège et de Herve, les protestations incitèrent les ministres à la prudence.
C’était en effet des milliers d’électeurs potentiels qui risquaient de leur filer entre les doigts s’ils persévéraient à décider seuls !
Lâchés de toute part, y compris dans leurs partis politiques respectifs,
ALLEZ-VOUS LE CROIRE, ILS FIRENT CHANGER LA LEGISLATION…
…laissant, avec l’aval de l’Exécutif Wallon, au pouvoir communal le choix de protéger ou d’exploiter ses terrils.
Une grande victoire pour tous les riverains, pour la démocratie et contre la corruption !
En Wallonie on compte 330 terrils. Suite au choix devenu possible pour les communes, quasi 70%, que ce soit pour la richesse du biotope, pour leurs qualités environnementales, intégration dans le paysage,…ont été « protégés ».
Lien concernant les terrils de Wallonie:
https://geoportail.wallonie.be/walonmap#BBOX=-49345.940860215065,266170.31517229707,1974.4867496401566,181891.51325035986
